
À propos
Alexandre, quel est votre secteur de prédilection ?
Franchement, je n’en ai pas. Et c’est ce qui me plaît dans ce métier.
Les secteurs que je connais déjà, ça va vite — je peux apporter de la valeur rapidement. Ceux que je connais moins m’intéressent pour d’autres raisons : ils m’obligent à comprendre un nouveau métier, une autre façon de faire. Dans les deux cas, ce qui m’anime c’est la curiosité pour les organisations — leurs contraintes, leurs angles morts, ce qui fait qu’une entreprise fonctionne comme elle fonctionne.
Qu’est ce qui vous motive dans l’accompagnement des TPE / PME ?
La richesse des échanges. Chaque entreprise a son histoire, ses habitudes, ses problèmes spécifiques. Travailler avec plusieurs clients dans des secteurs différents, sur un territoire que je connais bien, ça m’oblige à rester curieux et ancré dans la réalité.
J’aime aussi le contact direct avec les dirigeants. Je leur apporte mon expérience SI, mais l’échange va dans les deux sens — leurs réalités m’apprennent autant que ce que je leur transmets. C’est ça qui m’a toujours motivé : être utile concrètement, pas juste produire des livrables.
Pourquoi avoir choisi de le faire en tant qu’indépendant ?
Pour être pleinement responsable de ce que je fais.
Je suis moi-même dirigeant : j’ai des arbitrages à faire, une entreprise à développer, des décisions qui m’engagent. Ça change la relation avec les clients — on parle vraiment d’égal à égal. Quand je donne un conseil, je le porte. Ce n’est pas juste un rapport qu’on dépose et on passe à la suite.
Pourquoi avoir rejoint un réseau plutôt que de le faire seul ?
Parce que le SI est un domaine trop vaste pour le couvrir sérieusement tout seul.
DSI Active me permet d’échanger avec des pairs, de confronter les points de vue, de rester en veille. Pour les clients, c’est concret : derrière leur interlocuteur de proximité, il y a un collectif avec une expertise solide sur de nombreux sujets.
Et l’appartenance à Groupe Active va plus loin — ça ouvre la porte à d’autres experts : direction financière, RH, commercial, production. Les projets de transformation ne se limitent jamais à l’informatique. Avoir cette vision élargie, ça compte.
Si vous deviez résumer votre métier en quelques mots ?
J’aide les dirigeants à faire de leur système d’information un outil qui travaille pour eux — pas une contrainte qu’ils gèrent.
Le SI, ce n’est pas que de l’informatique : ce sont des méthodes de travail, des données, des prestataires, des équipes, des décisions. Mon rôle c’est d’aider à structurer tout ça de façon cohérente, sans perdre de vue la stratégie de l’entreprise.
Si votre vie professionnelle était un titre de film / chanson ?
Mon métier ressemble souvent à de l’exploration. Comprendre l’existant, décrypter ce qui coince, repérer les risques qu’on ne voit pas tout de suite, et trouver le bon chemin pour avancer sans casser ce qui fonctionne.
Il faut de la méthode, de la curiosité, et une bonne capacité à s’adapter quand la situation change — ce qui arrive souvent. Le SI d’une entreprise peut être un vrai labyrinthe. Mon rôle, c’est d’aider le dirigeant à s’y repérer et à prendre des décisions avec les bons éléments en main. Je dirais donc Indiana Jones (et la dernière croisade, s’il faut être précis…).